Violence dans le couple

 

La violence au sein du couple est une infraction sanctionnée par la loi. Les services de Police accueillent, soutiennent, informent les victimes.

 

Qu’est ce que la violence au sein du couple ?

« Toute forme de violence physique, sexuelle, psychique ou économique entre des époux ou des personnes cohabitant, ou ayant cohabité, et entretenant, ou ayant entretenu, une relation affective et sexuelle durable ».

La notion de couple doit être comprise au sens large et vise tant les couples mariés que non mariés, ainsi que les couples homosexuels. Les couples séparés sont également concernés.

Qu’elle soit verbale (insultes, mots qui blessent), psychique (intimider, humilier, terroriser, maintenir dans l’isolement), physique (bousculer, gifler, donner des coups) ou sexuelle (relations sexuelles non désirées), cette violence se nourrit d’incidents répétés et progressifs entraînant des blessures physiques et psychologiques graves.

Les agressions commises dans un contexte conjugal surviennent à l’intérieur de ce qu’on appelle le « cycle de la violence ».

Le cycle de la violence

Ce cycle, qui est mis en place et orchestré par l’agresseur, permet à celui-ci de maintenir sa domination sur sa/son conjoint(e).

Dans une relation conjugale marquée par la violence, ce cycle se répète plusieurs fois et s’accélère avec le temps.

Phase 1 : le climat de tension

L’agresseur-euse a des accès de colère, menace l’autre personne du regard, fait peser de lourds silences.
→La victime se sent inquiète, tente d’améliorer le climat, fait attention à ses propres gestes et paroles.

Phase 2 : la crise

L’agresseur-euse violente l’autre personne sur le plan verbal, psychologique, physique, sexuel ou économique.
→La victime se sent humiliée, triste, a le sentiment que la situation est injuste.

Phase 3 : la justification

L’agresseur-euse trouve des excuses pour justifier son comportement.
→La victime tente de comprendre ses explications, veut l’aider à changer, doute de ses propres perceptions, se sent responsable de la situation

Phase 4 : la lune de miel

L’agresseur-euse demande pardon, parle de thérapie ou de suicide.
→La victime lui donne une chance, lui apporte son aide, constate ses efforts, change ses propres habitudes.

Phase 5 : l’accalmie

L’agresseur-euse minimise ou nie ses violences, se trouve des excuses, accuse la victime de l’avoir provoqué-e.
→La victime se remet en question, se promet de changer, minimise l’agression.

Si vous êtes victime de violence partenariale, il faut briser le silence ! Ne vous blâmez pas, cela peut arriver à n’importe quelle personne (homme ou femme), quel que soit son origine ethnique, sa religion ou son statut social !

La Police de Liège

Depuis 2004, au sein de notre Zone de Police, de nombreux Inspecteurs de Police ont été sensibilisés et spécialement formés pour pouvoir gérer des situations de victimisation. Ils sont à votre disposition pour vous accueillir et vous assister lors de votre dépôt de plainte.

En cas d’urgence ou de danger immédiat, vous devez impérativement contacter le 101.
  • à l’Hôtel de Police, rue Natalis 60-64 à 4020 Liège ;
  • au Commissariat « Wallonie » Liège-Centre, rue de la Régence, 55 à 4000 Liège;

Vous devez savoir que le signalement des faits à une autorité judiciaire entraînera automatiquement, que vous soyez victime ou témoin, la rédaction d’un procès verbal et ce, même si vous n’êtes pas d’accord.

Votre agresseur sera auditionné et le Parquet décidera des suites à apporter à votre dossier.

Conseils pratiques

En cas de danger, que faire ?

N’hésitez pas à partir !

Si vous vous sentez menacée, vous avez le droit de quitter votre domicile et d’emmener vos enfants mineurs afin de garantir votre sécurité ; quand votre décision est prise, partez sans en parler.
Pensez à signaler votre départ dans un service de police.
Dans la mesure du possible, emportez vos affaires et celles de vos enfants.

Avant de partir n’oubliez pas :

  • les papiers officiels : carnet de mariage, carte d’identité, carte bancaire ;
  • les documents importants : fiche salariale ou preuve de revenu, carte SIS, factures importantes, fiches de loyers ou prêts… ;
  • les éléments de preuve en votre possession : certificats médicaux, témoignages écrits, copies des dépôts de plaintes, copies des jugements rendus ;
  • Le double des clés de la maison et de la voiture.

L’examen médical

En cas de coups et blessures, il est primordial de faire pratiquer un examen médical dans un service d’urgence, chez votre médecin traitant ou en maison médicale.

L’utilité d’un examen médical en cas de violence partenariale est de :

  • faire constater les traces de coups, blessures et les traumatismes psychologiques ;
  • faire établir un certificat médical précisant une éventuelle Incapacité Totale de Travail (ITT), que vous exerciez ou non une activité professionnelle, que vous soyez majeure ou mineure.

Les scénarios de protection

Dans tous les cas, il est essentiel que vous preniez certaines mesures de protection pour vous- même et, le cas échéant, pour vos enfants :

  • notez les numéros de téléphone importants (les services de police, l’urgence médicale, les services sociaux et services d’aide aux victimes) et placez-les dans un endroit facile d’accès ou apprenez les par cœur ;
  • identifiez des personnes qui peuvent vous aider en cas d’urgence ;
  • convenez d’un code de communication avec une personne proche, laquelle pourra avertir la police le cas échéant ;
  • informez vos enfants sur la conduite à tenir lors d’actes de violence ; se réfugier chez les voisins, sortir du domicile ;
  • préparez un « sac de départ », avec les papiers importants, un peu d’argent, quelques vêtements, et déposez-le chez une personne de confiance ;
  • aménagez une « pièce-refuge » dans laquelle vous pourrez vous réfugier pour échapper aux scènes de violence et placez-y une serrure.

Contacts

Le Service d’Assistance policière aux Victimes

Deux assistantes sociales et une éducatrice sont à votre disposition pour répondre à vos questions, clarifier votre situation et vous soutenir dans les démarches que vous souhaiteriez entamer. Cependant, vous devez garder à l’esprit que le dévoilement de faits punis par la loi ne pourra être couvert par le secret professionnel des membres du service.

Le Service d’Assistance policière aux victimes est joignable du lundi au vendredi de 8h à 17h au numéro suivant : 04/340.84.80. Si vous souhaitez rencontrer un membre de l’équipe, il est préférable de prendre un rendez-vous.

Les services d’aide extérieurs à la police

Vous êtes auteur de violence, vous souhaitez être aidé :

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